dimanche 26 février 2017

LA MONNAIE CONGOLAISE (FRANC CONGOLAIS)

billet de 500 franc congolais

La crise politique et économique que traverse la République Démocratique du Congo suscite beaucoup d’interrogation, qui me pousse, entant que politologue d’émettre des analyses surtout certains faits saillants de cette crise.

La monnaie est connue comme étant un instrument reconnu et accepté par un Etat ou des Etats, la population, les entreprises ou le marché international pour servir de paiement. Elle ne peut pas être produite en grande quantité pour remplir les banques ou les poches de grands hommes d’affaires ; elle est produite en fonction des crédits qu’en caisse une banque (multiplicateur de crédit). Ceci conduit à rappeler que l’augmentation ou la production exagérée de la monnaie joue sur la flambée des prix (l’inflation).

L’histoire nous rattrape ;

C’est avec cette phrase que j’aimerai entamer mon analyse sur la qualité de la monnaie congolaise, qualité qui a fait vibrée l’héritage de la crise économique dont le Congo fait fasse depuis la deuxième République. J’emprunte les mots du Dr. Noël TSHIANI qui disait dans son article, je cite : « … le système congolais était éprouvé par de nombreux dysfonctionnements, parmi lesquels figuraient la multiplicité d’espaces monétaires et de taux de change, la perte de confiance généralisée dans la monnaies nationale due à l’instabilité persistante de ses valeurs interne et externe, la dollarisation excessive de l’économie et la pénurie de signes monétaires au sein du système bancaire. » fin de citation. Chose qui se vit jusqu’à nos jours, alors que la joie de passer de la deuxième république à la troisième avec un renforcement d’institutions (mais pas d’hommes) avait donné espoir au peuple congolais sur une évidente évolution économique et politique, parce que la monnaie zaïroise traduisait la dictature, la misère et bien de vices.

Sans vouloir foncer dans l’analyse monétaire, domaine de spécialiste, je canalise le mien sur la qualité même de la monnaie.

Plusieurs sensibilisations radiotélévisées ont démontré qu’avec un bon usage de la monnaie congolaise, elle peut faire face au dollar américain, bien-sûr par sa durée. Il a été enseigné au congolais à utiliser un porte-monnaie, à conserver avec patriotisme, comme quoi, la détérioration rapide serait résultat d’un mauvais usage de la monnaie locale au bénéfice des monnaies étrangères (dollar et euro) qui seraient manipulées avec finesse et même plus sollicitées dans plusieurs établissements du pays (banque, restaurant, super marché…).

Hélas, il importe d’interpeller l’initiateur de ces sensibilisations quant à la qualité même de la monnaie. Par le touché même, on se distinguer un billet étranger par rapport à au billet local sauf s’il vient d’être lancé sur le marché. Il a été établie par les utilisateurs de la monnaie congolaise une très grande différence entre les billets de 5000 FC, 500 FC et 100 FC ; conduisant même à soupçonner une contrefaçon.



billet de 500 FC avec perte de coloration
Difficile de dire que cet état de chose proviendrait d’un mauvais usage parce que la qualité se distingue déjà par la finesse, la souplesse même des papiers utilisé en plus de la matière. Certains ont tendance à perdre toutes les images par simple contact de doigt et d’autres résistent même au contact de l’eau.

Au peuple congolais

L’avenir économique du Congo dépend de nous, au-delà de l’usage qui nous a été reproché, notre comportement social doit aussi intégrer le respect et la valorisation de la monnaie congolaise. Ceci implique une obligation de n’accepter la monnaie locale à l’intérieur du Territoire nationale, la tâche de change étant en ce moment confiée aux banques et aux maisons d’échanges appropriées.
Lorsque chaque congolais comprendra que la valeur économique et sociale se cache aussi dans la monnaie, elle développera ces valeurs parce que la vision de tout congolais en dehors des situations politiques chaotiques, c’est d’améliorer sa condition économique (donc sociale).

Au gouvernement congolais

Avant la prise de conscience dont doit faire montre le peuple congolais, ses dirigeants doit faire plus ; parce que diriger c’est adapter, c’est améliorer, il est nécessaire d’améliorer la condition vitale du congolais en adaptant les réalisations aux attentes de celui-ci.
billet de 100 FC (recto)

Il est vrai que la primauté de la monnaie étrangère (le dollar américain) sur le franc congolais améliore les conditions de vie de la haute classe (dans laquelle vous nagez) au détriment de celle moyenne (qui n’existe pas) et la basse classe (majoritaire), mais le leadership dont vous prétendez avoir ou appliquer sur la société congolaise devait vous pousser à constater et à réaliser les préalables de la réalité économique.

billet de 100 FC (verso)
Vous devez alors :

  • *     Songer à mettre à la disposition de la Banque Centrale du Congo tout un système de gestion pouvant lui permettre de faire face aux difficultés économiques et monétaires présentes ;
  • *    Faire du franc congolais le seul instrument de paiement sur tout le territoire congolais ;
  • *      Laisser la tâche de change aux seules banques et instaurer les maisons de change officielle ;
  • *      Sécuriser le franc congolais en uniformisant la taille des billets, la matière et en renforçant les insignes de sécurité.

Ceux-ci feront de l’économie congolaise un instrument d’aisance pour sa population et une garantie pour un Congo émergent.

Jean Kitwambi, politologue et bloggeur

samedi 25 février 2017

CARTOGRAPHIE ET RECENSEMENT DE LA POPULATION DU TERRITOIRE DE KAMBOVE 2016

Pour répondre aux nombreuses préoccupations des chercheurs, je vous laisse bien plus important sur mon blog

1. LA CARTOGRAPHIE DU TERRITOIRE DE KAMBOVE


cartographie du Territoire de Kambove

2. POPULATION DU TERRITOIRE DE KAMBOVE 2016


Subdivision administrative
POPULATION CONGOLAISE
POPULATION ETRANGERE
Tot Gen
Hom
Fem
Garc.
Filles
Tot
Hom
Fem
Garc.
Filles
Tot
Cheff. /Basanga 
36969
38213
26619
28431
130232
55
51
53
54
213
130445
Sect/ Lufira
57022
65375
74026
92199
288622
2240
2487
1644
1912
8283
296905
Sect/Src. Fl. C.
9199
9513
4712
5191
28615
24
18
18
14
74
28689
Cité de Kambove
18534
18172
15481
15623
67810
82
68
111
109
370
68180
Tot T/Kambove
121724
131273
120838
141444
515279
2401
2624
1826
2089
8940
524219

FAIRE FACE A L'INSECURITE ALIMENTAIRE EN RDC

Maïs
L’analyse que j’accorde à cet article est à la fois sociale et politique ; ce qui conduit à dire qu’elle aura deux partie. Celle sociale présente de manière générale les notions d’insécurité alimentaire et la partie politique se focalise sur l’intervention des autorités compétentes de la RDC dans la lutte contre ce fléau alarmant.

1.      De l’insécurité alimentaire

On parle de l’insécurité alimentaire lorsqu’on se trouve dans l’impossibilité sociale et économique de se procurer une nourriture quantitativement et qualitativement suffisante. Ceci implique aussi la stabilité du prix des produits qui permet l’accès  à tout le monde.

En parlant de la suffisance quantitative, je fais allusion à l’abondance des produits alimentaires qui a dominé la planète à un moment donné ; comme par exemple, de 1960 à 1990, la production totale de céréales est passée de 420 à 1 176 millions de tonnes par an. (Source : wikipedia) Ceci n’explique pas seulement les faibles taux de natalités dont faisaient preuve toutes les continents, mais également l’implication de tous dans la lutte contre l’insécurité alimentaire bien qu’en Afrique cette participation soit forcée (esclavagiste).

Après ces années-là, le monde et plus particulièrement, l’Afrique a connu des moments des crises économiques inexplicables jusqu’à nos jours.

En RDC, l’histoire nous rappelle bien les années quatre-vingt-dix, alors que la population démographie était en pleine croise ; chose qui devait également accroitre les productions vivrières pour faire face aux besoins nutritionnels de la population, et éveiller la conscience de cette dernière quant aux travaux de champs, parce que pendant cette même période, les conditions de travail dans les grandes entreprises nationales devenaient de plus en plus difficiles (SNCZ, UNION MINIERE, MIBA …).

Certains attribuent l’insuffisance quantitative à l’accroissement de la population dans les zones urbaines, loin des terres arables ; d’autres à l’augmentation du pouvoir d’achat. Moi j’attribue, pour le cas particulier de la RD Congo, l’insécurité alimentaire à la paresse du congolais qui, comme ses ancêtres continuent à croire que le phénomène contrat chinois lui sortira de sa misère. Conséquence, tout le monde veut être embauché dans une entreprise minière et compter sur les marchés étrangers pour s’approvisionner en vivre. Je ne veux pas descendre avec vous aux frontières congolaises (notamment à Kasumbalesa) pour compter le nombre de têtes qui se procurent des vivres dans la Zambie voisine. Pour le congolais « l’argent résout tout ».

Au lieu de compter sur la solution ou l’aide du PAM de la FAO ;

A ce niveau la solution est claire :

-       Il faut que chaque congolais se procure d’une portion de terre à cultiver, et pas quelle culture (donc, aliments de base) : ce qui implique l’augmentation des surfaces agricoles donc, de la production ;
-          A ceux qui ont déjà une portion de terre, l’augmentation de la productivité en élargissant évidemment les étendues cultivées c’est-à-dire les quantités d’hectares ;

-   Que le gouvernement congolais ait ses propres étendues des champs, pourquoi pas de millions d’hectares dans cette foret toute nue ; mais aussi qu’elle encadre et soutienne les associations des agricultures et les cultivateurs indépendants sans compter sur les ONG qui sont plus rançonneurs que charitables qu’elles ne le prétendent. (lire aussi point deux).

La suffisance qualitative quant à elle conduit à dégager les protéines et différentes matières nutritives que doivent renfermer nos aliments. Ceux-ci s’obtiennent en respectant un certain nombre d’éléments dont :

-          La conservation : les aliments doivent être conservés dans sainement, sans être exposés aux microbes ni avec des produits chimiques toxiques pour une longue conservation de peur d’endommager certains organes de l’organisation lors de leurs consommations ;
-          La cuisson : les aliments doivent être cuits de manière à ne pas perdre sa saveur ou tous ses protéines mais aussi bien cuits pour éviter le cas d’intoxication alimentaire ;
-         Le régime : consulter un nutritionniste afin de prendre un régime approprié et un aspect très important pour ne pas s’exposer à des maladies.

2.      De l’implication du gouvernement

En RDC, songer au développement du domaine agricole pour faire face à l’insécurité alimentaire sans aide du gouvernement est une utopie.

Dans beaucoup de pays en voie de développement comme la Zambie, le gouvernement n’assiste pas seulement les petits planteurs et les grands fermiers, mais par contre, il est le grand cultivateur car il est le seul à posséder les grandes étendues cultivées, le premier fournisseur des vivres dans le pays en plus de ceux produits par les fermiers.

Chose contraire dans notre pays, le gouvernement attends tout du peuple et multiplie les sensibilisations sur l’avantage de l’agriculture alors que tous ses membres s’empressent à investir dans le secteur minier laissant la basse classe sans moyen suffisant pour faire des petites plantations à faible productivité.

Les villages agricoles

Jolie initiative du gouvernement congolais mais très mal précédée.

-      Les villages agricoles ont été créés, pour le cas de la Province du Haut-Katanga, sans intéresser les autorités locales pour que celles-ci fassent siennes ce projet de grande envergure ; chose qui à fait que beaucoup de gens ne connaissaient pas la procédure à suivre pour mériter une portion de terre dans ce dit village.

-          Sans être informé, la plus part pensait même que tous les moyens seront fournis par le gouvernement, notamment la semence, les engrais en quantité suffisante. Hélas, ils ont été déçus de constater que la quantité était moindre par rapport au besoin et même fournie avec un grand retard par rapport au calendrier cultural.

Ces deux petits exemples fait comprendre la moindre importance accordée à ce projet avec un semblant de sortir le Congo de l’insécurité alimentaire qui a conduit au bout de trois mois, une hausse de prix jamais vécu dans le Katanga ; le seau de Maïs est passé de 1500 FC à 4500 FC.

La prise de conscience

La crise économique que traverse la RDCongo a conduit le peuple à prendre conscience de l’auto prise en charge, en multipliant les étendues cultivées et augmenter la productivité en se procurant des semences améliorées et des engrais nécessaires pour lutter contre l’insécurité alimentaire. Un effort qui a mérité le soutien inconditionnel du ministère de l’agriculture ; cas des associations des cultivateurs du Haut-Katanga qui ont bénéficié de NPK et ont attendu en vain l’UREE qui ne pas venu malgré la promesse du ministère provincial de l’agriculture.

Loin de rebeller la population mais analyse l’exige, quelle considération pouvons-nous avoir de ce gouvernement qui a fait sourd d’oreille quand bien même les cultivateurs, les partenaires et bien de branches de développement ont crié haut et fort pour qu’il leur vienne en aide ?

Personne n’ignore l’épidémie qui a ravagée les cultures dans la zone culturale de Likasi et Kambove où les parasites nommées MARGARONIA INDICA a menacé les maïs sous l’impuissance des cultivateurs.

Cas de cette lettre de la coordination CAID qui n’a pas trouvé sa place dans le chef des autorités provinciales du Haut-Katanga.

lettre de la coordination CAID
sur l'invasion de culture de maïs

Bref :

Pour sortir de cette misère économie, chaque congolais doit s’impliquer activement par une auto-prise en charge pour le bien de tous. Il doit, avec les moyens de bord, cultiver son sol qui est encore tout vierge dans plusieurs zones du pays ainsi il réduira cette dépendance qui nous rend esclave de la Zambie voisine.
Le gouvernement quant à lui de soutenir les fermiers et les petits planteurs qui, malgré l’équipement non approprié, les faibles moyens dont ils disposent se sacrifient pour répondre au besoin des consommateurs qu’ils sont également. Au-delà de ce soutien, il doit cultiver ; ces villages agricoles ne devraient même pas être distribués portion par portion aux paisibles congolais qui ne disposent pas de moyens suffisants mais plutôt des étendues que le gouvernement devait occuper lui-même en variant les cultures selon les régions.

Le gouvernement doit aussi créer des abattoirs publiques, importer la technologie appropriés pour produire les produits de premières nécessités sur place. Implanter des minoteries publiques partout dans le pays afin, non seulement de combattre la famine mais aussi améliorer l’économie du pays…


vendredi 13 janvier 2017

CAN GABON 2017

Voici pour vous le calendrier de la CAN Gabon 2017


téléchargez librement

LA FRAGILITÉ DE L'ADMINISTRATION PUBLIQUE EN RDC


Il peut s'agir d'un sujet tabou face à un gouvernement hostile aux critiques populaires; mais dans un pays qui se veut scientifique en déversant des universitaires dans la société pour son mieux être, il faut s'attendre à tout. Un pays à multiple préoccupations comme le nôtre devrait se fier aussi bien aux résultats des chercheurs agréés comme ceux privés afin de murir ses ambitions, ceci, pour ressortir la différence qui découlerait de l'indépendance de ces chercheurs.

Œuvrant dans l'administration publique, je suis bon témoin et agent qui puisse fournir certaines preuves qui serait à la base de la fragilité (FAIBLESSE) constatée au sein de cette administration. Une analyse comme celle-ci ne devrait pas gêner certains esprits mais peut-être les pousser à prouver les contraires selon qu'ils en ont vécu autrement.

En effet les indicateurs sont nombreux et la liste retenue par mon analyse n'est pas exhaustive:

- La politisation des fonctions administratives;
- La sur-séances des affectations;
- La passivité du Ministère de la Fonction Publique;
- L'insuffisance des frais de fonctionnement alloués aux services.

  • La politisation des fonctions administratives
L'autorité politico-administrative ayant pour attributions la restauration de l'autorité de l'État par et à travers l'accomplissement des fonctions régaliennes de celui-ci (sécuriser les personnes et leur bien) est appelé à accomplir ses tâches sans aucune pression extérieure à son devoir; notamment celle liée à sa mouvance politique. Le constat est que, pour assoir le pouvoir, les autorités politiques de quel degré que ce soit préfèrent les leurs à toutes les bases, des  personnes capables de les soutenir en cas de besoin (même famille politique, biologique ou tribale), de cette façon les instructions sont exécutées sans tergiversation. Conséquence, les réalités de la base sont bafouées, la compétence n'a pas sa place... La fin d'alliance politique met fin aux fonctions de toutes les personnes qui dépendaient d'elle malgré leur savoir-faire; l'administration publique se trouve dès lors esclave non de la politique proprement parlant mais des hommes (primautés de l'intérêt privé).



  • La sur-séance des affectations
Rares sont les mutations qui dépassaient trois ans en RDC (Zaïre). 

Les autorités politico-administratives ne pouvaient dépasser trois ou quatre tout au plus dans une même entité pour les mêmes fonctions (sauf santions ou autres cas d'empêchement). Sans connaitre les vraies raisons qui avaient poussé le gouvernement à adopter ce système, il s'avère pour moi un bon moyen pour garantir la valeur et l'autorité de l'administration. Les dirigeants, après prise de connaissance de l'entité et des problèmes qui le rongent le reste n'est que routine, peu à peu le travail perd son dynamisme et tout se résume à la routine. Ce système empêchait également les détenteurs du pouvoir de se lancer dans des activités privés (comme le commerce) qui sont également un handicape vis-à-vis de l'accomplissement de leurs fonctions. Néanmoins il présente (la mutation) un déséquilibre familial, la famille appelée à plier bagage chaque trois ans. Ceci me pousse à aborder sans tarder l'indicateur suivant.

  • La passivité du Ministère de la Fonction Publique
Le Ministère a à sa charge tous les fonctionnaires et agents de l'État. Il doit veiller à l'engagement, à l'avancement jusqu'à la retraite de ces derniers. Chose jamais vu en RDC il y a belle lurette. Les derniers recrus (exemple du Ministère de l'Intérieur) datent des années 1998, parmi lesquels une majeure partie a un salaire difficilement acquis. Si l'on doit compter le nombre d'abandons et de morts depuis l'indépendance, ils sont remplacés par des agents et fonctionnaires sans qualité, appelés N.U. (Nouvelles Unités) entant que tels pendant plus de 18 ans. Sans parler du pauvre salaire que touche les sous-statuts, les N.U. sont condamnés à ne rien toucher; comment s'attendre à un rendement efficace (ces agents sont alors des grands opérateurs économiques et miniers et les postes qu'ils occupent au sein de l'administration publique ne leurs permettent que d'échapper aux taxes et impôts entant qu'agent sans salaire à qui l'État doit beaucoup). Dans les services d'assiettes ou taxateurs c'est encore pire, les percepteurs perçoivent pour leur compte, sans aucune prouve de paiement (quittance ou bordereaux), soit c'est 30% dans le trésor public et 70 entre chef et agent (ni makuta ya l'État aina ya muntu= c'est l'argent de l'État n'appartenant donc à personne).
C'est agent (N.U.) ne sont pas recensés à la fonction publique (mais prétendent travailler pour l'État), sauf ceux qui sont passé aux contrôles biométriques de 2012 (dont la plupart vaque à d'autres occupations par maque de rémunération) qui ont croire à un engagement (attribution des numéros matricules pour les recensés) dans un futur très prochain . 
La même passivité constaté au Ministère de tutelle est vécue également aux entités provinciales, urbaines, communales, Territoire, Chefferie et Secteur: les chefs d'entité ne savent pas faire preuve de rigueur et de suivi administratif (régularité, ponctualité, compétence, rendement) vis-à-vis des agents presque bénévoles (non payés), ce qui brise davantage l'organisation et le fonctionnement de l'appareil administratif.

  • L'insuffisance des frais de fonctionnement alloués aux services
Ces frais sont considérés par les uns comme rétrocession et par les autres comme frais de fonctionnement. Rétrocession pour les entités ayant la personnalité juridique (chefferie, secteur, commune et les services générateurs des recettes) et frais de fonctionnement pour celle sans personnalité juridique (territoire et autres services non générateurs des recettes). Difficile de dire sur base de quel calcul ses rétrocessions sont faites ou de quelle base ces frais sont fournis à ces entités. Bien que ces entités et services renferment plus de 95% de N.U., c'est entre 900 000 et 1 500 000 francs congolais qui leur servent de rétrocession et pour les services entre 25 000 et 50 000 francs congolais.
A quoi ou à qui servira cet argent? Au Chef, au service ou aux agents et alors combien par agent?
Quel rendement peut-on attendre de ces entités, services et agents?

A cette liste ont peut ajouter

- La corruption
- Le vieillissement du personnel
- Le clientélisme
- Le tribalisme

Beaucoup reste à découvrir mais cet extrait est la réalité de l'administration publique congolaise

Jean-Baptiste KITWAMBI MUFUNGA
Politologue

Fichier électoral 2017


verso de la nouvelle carte d'électeur RDC
On ne cessera jamais d’en découvrir des exceptionnelles innovations rdciennes ;
Alors que le peuple congolais rappelle au Président en fin mandat de son serment sur le respect de la constitution, notamment en ce qui concerne l’alternance à la tête de ce richissime pays, l’heure est à la révision du fichier électoral.
Comme si le dépassement de la date prévue pour la révision de ce fichier ne suffisait pas, les congolais se trouvent butés à l’inexpérience du personnel affecté à la saisie, bref, au remplissage même des indentés sur la carte d’électeur. Sur une fiche contenant quelques identités remplie à la main libre dans environs 3 minutes, il faut plus ou moins 30 à 40 minutes pour un opérateur de saisie de la ceni pour les remplir devant un ordinateur.
Le temps qu’un candidat à l’enrôlement passe devant l’opérateur de saisie met en cause la patience des témoins qui accompagnent les nouveaux majeurs à cette opération.

La double nationalité


La constitution de la République Démocratique du Congo reste jamais à ce sujet, elle n’admet aux congolais que la seule nationalité congolaise. Hélas, le système « trois » ou « cinq » témoins pour attester la nationalité congolaise d’un individu laisse à désirer ; plusieurs étrangers peuvent profiter de l’ancienneté dans un quartier pour avoir l’appui des voisins sur leur fausse nationalité. En plus le constat est amer, il suffit de supplier aux personnes déjà enrôlées, même sans les connaître, pour bénéficier d’une carte d’électeur. Très amer encore, certaines personnes s’amènent uniquement avec les cartes d’électeurs récoltés ici et là sans la présence physique des soi-disant témoins.  
La meilleure possibilité pouvant permettre de détecter les vrais congolais est de recourir aux parents car ceux-ci ayant déjà bénéficiés de la précédente carte. Voire même des documents attestant l’appartenance à cette famille ; comme les actes d’affiliations ou la composition familiale ; et cela existe la présence physique des témoins qui signent à un PV.

Délai gagne-pain


Le délai accordé pour permettre à tout congolais dans le droit de bénéficier d’une carte d’électeur est logique, vue aussi le nombre insuffisant de l’équipement affecté par la ceni. Mais il sied de constater avec regret que nos frères en tenue terrorisant profitent de cette période pour gagner pain à ceux n’ayant encore obtenus la nouvelle carte. Ils ont transformé en infraction la détention de l’ancienne carte d’électeur. La peur qui nous anime est de voir l’incapacité de la ceni à servir tout le monde en un temps aussi bref que possible face à cette tracasserie policière qui risque de durer toute la période de l’enrôlement.
jobi


mardi 5 juillet 2016

RECTO VERSO

RECTO VERSO


En politique ou dans les affaires, chacun veut se créer un chemin pour réussir à tout prix et par tous les moyens. Il est vrai que toutes ces personnes ont marqué l’histoire mais ils ont également propagé l’image qu’on peut lire d’eux, la personnalité familiale ; orgueilleuse, bienveillante, rigoureuse, initiatrice, naïve, lâche,…
Les héros sont nés de cette manière et l’avenir de la famille également. Chacun choisit sa manière de mourir et de l’identité qu’il laissera à sa famille. Mort ou vivant il faut savoir soigner son image.
Abbé Apollinaire Malu-Malu, choisi pour servir Dieu, attiré par la politique, n’a pas choisi de mourir en Amérique, abandonner sa famille qu’il aimait tant. Quelle image avons-nous de lui, l’église, la classe politique ? Pouvons-nous compter sur sa progéniture pour diriger une institution politique un jour ? Tout dépend de ce que nous avons gardé de lui. Paix à Son Ame.
Georges Bush, les américains peuvent-ils faire confiance d’un des siens pour la présidence ? Vu la manière dont le Président Bush a dirigé, seuls les américains peuvent juger du sort de sa famille malgré les différences que nous avons.

Nelson MANDELA, que disent les sud-africains de cet homme, le monde entier même. Je pense que ce n’est que mieux ; parce qu’il a construit son image, celle de sa famille politique et biologique. Que peut-on dire de la candidature de son fils ou petit fils à la présidence de l’Afrique du Sud par exemple ?

Joseph KABILA contre Mzee Laurent Désiré KABILA, qui sauvera l’image de la famille ? Politique ou biologique ? Parce que leur entourage n’a pas le même trait comportemental ni héréditaire, à l’exemple de YEROBYA NDOBASI, LAMBERT MENDE, MATATA PONYO et autres. Que pouvons-nous dire du fils de Mzee, Comment pouvons réagir face au fils de Joseph ? Quelles images ont les katangais, les kinois ou les kivusiens de ces hommes ?

Moïse KATUMBI CHABWE, quel est son image en RDC et à travers le monde ?

Vital Kamerhe ?
Lambert MENDE ?
Matata Ponyo ?
Evariste Boshab ?


A vous d’en juger.